En ouvrant le recueil de nouvelles Malgré tout on rit à Saint-Henri de Daniel Grenier, impossible de ne pas être tenté par la comparaison avec Bonheur d’occasion (1945) de Gabrielle Roy. Mais quelques lignes à peine suffisent à nous éloigner de Florentine Lacasse et des petites misères de Saint-Henri, quartier de l’ouest de Montréal qu’on disait d’abord ouvrier, qu’on qualifie désormais de populaire. Pas grand-chose à voir non plus avec le documentaire À Saint-Henri le 5 septembre (1962), réalisé par Hubert Aquin ni même avec la chanson de Raymond Lévesque, dont Daniel Grenier a emprunté le titre, qui rend hommage aux...










